Le 8 mai 1945

Le 8 mai 1945

Travail réalisé par Maëlys Schilling 4éme D du collège Pierre Puget

Comment a débuté la Seconde Guerre mondiale ?

Au lendemain de la 1ère Guerre mondiale, les pays vainqueurs, sous l’impulsion de la France, veulent faire payer aux vaincus le prix du conflit.

L’Allemagne doit ainsi verser 132 millions de marks-or (soit 23 millions d’euros) en guise de réparation.

Résultat, le pays tombe dans une hyperinflation encore aggravée par la crise économique mondiale en 1929.

En outre, l’armée allemande est réduite à peau de chagrin avec 100 000 soldats, et les régions frontalières avec la France sont démilitarisées.

Le sentiment de revanche grandit alors dans le pays à l’encontre de la France et de ses alliés.

Un sentiment qui participe à la montée du nazisme.

La fin de la Première Guerre mondiale a vu la création de la Société des Nations (SDN) chargée d’empêcher les guerres.

En 1928, le pacte Briand-Kellogg, du nom des ministres des affaires étrangères français et américains, condamne la guerre comme outil politique.

Le refus d’une nouvelle boucherie entraîne les différents responsables politiques français et britanniques à fermer les yeux sur l’expansion de l’Allemagne nazie qui a reconstituée une armée.

En 1938, la France et le Royaume-Unis signent les accords de Munich qui entérinent l’annexion d’une partie de la Tchécoslovaquie par l’Allemagne au détriment des accords d’alliance.

L’invasion de la Pologne par l’Allemagne, le 1er septembre 1939, déclenche la Seconde Guerre mondiale.

Après plus de cinq années d’une guerre en Europe, qui a coûté la vie à des dizaines de millions de personnes, les forces alliées pénètrent en Allemagne en février 1945.

Trois jours après le suicide d’Adolf Hitler dans son bunker, le 30 avril 1945, les troupes nazies qui défendent Berlin capitulent, le 2 mai 1945.

À savoir: Adolf Hitler, dans son livre « Mein Kampf », justifie l’expansionnisme allemand par le Lebensraum, l’espace vital, indispensable aux Aryens.

 

Qu’est-ce que le nazisme ?

Le nazisme est un courant politique, le national-socialisme, plus couramment désigné en français sous l’abréviation nazisme. Il s’agit une idéologie politique du parti national-socialiste des travailleurs allemands, parti politique d’extrême droite fondé en Allemagne en 1920 et dirigé par Adolf Hitler.

 

Qui est Adolf Hitler ?

Adolf Hitler est un homme né le 20 avril 1889 à Braunau am Inn en Autriche-Hongrie et qui s’est suicidé le 30 avril 1945 à Berlin.

Adolf Hitler a bouleversé l’histoire du XXe siècle.

Autodidacte et orateur, il a répandu son idéologie nazie dans toute l’Allemagne.

Chef du parti nazi à partir de 1921, nommé chancelier en 1933, sa dictature a été instaurée à partir de 1934, époque où il est devenu le “Führer”.

Face à sa politique militaire d’annexion de territoires, la Seconde Guerre mondiale est devenue inévitable.

Comme il l’avait annoncé dans son livre « Mein Kampf », il a mis en place la “solution finale” destinée à l’extermination des Juifs.

6 millions de personnes ont trouvé la mort dans les différents camps de concentration. Il y avait une quinzaine de camps principaux (Auschwitz (Pologne), Natzweiler Struthof : seul camp de concentration français situé dans le Bas-Rhin (67) …). Dans ceux-ci, il y avait des Juifs, des Tsiganes, des homosexuels, des handicapés, des opposants politiques…. Ils étaient gazés puis incinérés sauf pour les plus vaillants qui travaillaient jusqu’à mourir d’épuisement en faisant des travaux forcés ou en participant au massacre des autres déportés.

 

Images du camp de concentration d’Auschwitz :

Images du camp de concentration de Natzweiler (Struthof) :

 

Que célébrons-nous le 8 mai ?

Le général allemand Alfred Jodl signe le 7 mai, à 2h41 du matin, la capitulation sans condition de l’Allemagne nazie. Le général Walter B. Smith, chef d’état-major du général Eisenhower, et le général soviétique Ivan Sousloparov, commandant la mission de liaison militaire, signent l’acte de capitulation au nom des vainqueurs. Le général français François Sevez, chef d’état-major du général de Gaulle, est invité à le contresigner à la fin de la cérémonie en qualité de simple témoin.

Mais pour Staline, il ne suffit pas que la capitulation ait été signée à Reims, il faut aussi qu’elle soit ratifiée à Berlin, au cœur du IIIe Reich. C’est au quartier général des forces soviétiques, sous la présidence du maréchal Gueorgui Joukov que se déroule cette deuxième signature le lendemain 8 mai. Le texte, quasiment identique à celui de la veille, est signé par le maréchal Wilhelm Keitel, chef d’état-major de la Wehrmacht, le maréchal soviétique Gueorgui Joukov et le général britannique Arthur W. Tedder, au nom des Alliés. Signent comme témoins le général français Jean de Lattre de Tassigny et le général américain Carl Spaatz.

La capitulation entre en vigueur le 8 mai à 23 h 01, heure locale, soit le 9 mai à 1 h 01 à l’heure de Moscou. C’est pourquoi la victoire est célébrée en Russie le 9 mai, au lieu du 8. Après la proclamation de la capitulation nazie, les capitales alliées fêtent l’événement, dans un immense débordement de joie de la part des populations libérées.

Le 8 mai 2022 à Toulon :

Le 8 mai 2022, à Toulon, a eu lieu une cérémonie pour honorer la fin de la guerre en 1945.

Tout d’abord il y a eu :

 

– Arrivée des autorités civiles et militaires

– Remise de décorations (médailles militaires pour 6 personnes, médaille du Gouverneur pour le Contre-Amiral Lapointe et une médaille d’officier de l’Ordre National du Mérite.)

 

– Lecture de la lettre du maréchal de Lattre de Tassigny (p8)

 

– Lecture du discours du général De Gaulle (p9)

 

– Lecture du message de Geneviève Darrieussecq, ministre déléguée auprès de la ministre des Armées, chargée de la mémoire et des anciens combattants

 

– Dépôt de gerbes

 

– Ravivage de la flamme

 

– Sonnerie “aux Morts”

 

– Marseillaise

 

Médaille militaire :

La médaille militaire est une décoration militaire française, instituée le 22 janvier 1852 par Louis-Napoléon Bonaparte, destinée aux militaires du rang, aux sous-officiers, et à titre exceptionnel, aux officiers généraux. 

Médaille d’officier de l’Ordre National du Mérite :

L’Ordre National du Mérite est un ordre honorifique français institué le 3 décembre 1963 par le général de Gaulle. Il récompense les mérites distingués, militaires ou civils, rendus à la nation française. Il remplace d’anciens ordres ministériels et coloniaux.

Médaille du Gouverneur

En règle générale, le gouverneur est la personne qui détient le pouvoir exécutif civil ou militaire. Le titre est également donné à des représentants locaux de compagnies qui commandent une région militaire.

 

 

Le message de la ministre déléguée Geneviève Darrieussecq

Voici le message de la ministre déléguée auprès de la ministre des Armées, chargée de la Mémoire et des Anciens combattants, Geneviève Darrieussecq qui sera lu lors de toutes les cérémonies organisées pour la commémoration du 8 mai, par un préfet, un sous-préfète ou un représentant de l’Etat, le dimanche 8 mai 2022.

« La guerre a eu lieu. Si tragique et terrifiante. Rien ne fut plus comme avant. Rassemblés et fraternels, nous ne l’oublions pas.

La guerre a lieu. Si proche et dramatique. Le visage de l’Europe en est changé. Rassemblés et fraternels, nous le savons.

En ce 8 mai 2022, dans chaque ville et village de France, sur nos places, squares et jardins municipaux, devant nos monuments aux morts et mémoriaux, nous commémorons le 77ème anniversaire de la fin de la Seconde Guerre mondiale en Europe avec une singularité toute particulière, en écoutant les douloureux échos du temps.

Le 8 mai 1945, notre continent voyait s’achever cinq années de tempêtes, de douleur et de terreur. Ivresse de la victoire mais détresse face à l’immense sacrifice consenti. Dans cette joie bouleversée, les embrassades n’ont fait oublier qu’un temps les villes ruinées, les campagnes exsangues, les proches disparus, les restrictions. L’humanité a payé le plus lourd tribut de son histoire. Elle a vu la barbarie nazie franchir le seuil de l’inhumanité et de l’indicible. Elle a découvert, stupéfaite et horrifiée, qu’elle pouvait s’anéantir elle-même.

Chaque année, avec fidélité, avec reconnaissance, la Nation porte son regard et son affection en direction de celles et ceux qui sont morts pour elles, vers celles et ceux qui ont combattu avec abnégation et qui ont contribué à abattre le fléau nazi.

Nous nous souvenons du combat acharné des armées françaises et des armées alliées sur tous les fronts, des Français Libres qui n’ont jamais cessé la lutte, du courage des résistants de l’intérieur, de chaque Française et Français qui a refusé l’abaissement, de cette armée des lumières dans l’obscurité.

Dans les pas du Général DE GAULLE, ils ont permis à la France de rester la France.

Pour notre pays, ce combat prit de nombreux visages et la victoire mille chemins. Elle exigea tant de courage, de larmes, de deuils et de sacrifices. Il y a 80 ans, en 1942, la phalange héroïque des Français de Bir-Hakeim tint tête aux divisons italiennes et allemandes.

Dans un océan de sable, ils ont résisté à tous les assauts. Ils incarnent aujourd’hui encore l’orgueil de notre pays et font vibrer le cœur des peuples libres. Nous nous souvenons aussi du raid mené sur le port de Dieppe, du sacrifice des soldats canadiens, britanniques et américains qui ont ouvert la voie de la libération de la France. Nous entendons encore les cris et les pleurs des raflés du terrible mois de juillet 1942, ceux des victimes, femmes, hommes et enfants, de l’ignominie et de la folie criminelle.

Nous, qui savons la fragilité de la paix, le passé nous instruit, les morts nous instruisent. La mémoire est un héritage autant qu’elle est une leçon.

D’abord, l’unité de la France qui n’est jamais aussi forte que lorsqu’elle est rassemblée et solidaire, que lorsqu’elle se soustrait à la fureur des dissensions et des divisions, que lorsqu’elle regroupe le meilleur d’elle-même pour construire les ambitions du Conseil National de la Résistance.

Ensuite, le chemin de l’Europe qui fut le seul pour la réconciliation des nations européennes, qui a été façonné par les rêves de plusieurs générations successives, qui demeure celui de l’espérance dans le progrès collectif, celui du refus du nationalisme, celui d’une fraternité vivace.

Enfin, ce chemin de l’unité et de l’Europe n’est rien sans l’attachement viscéral de la France à la dignité de l’Homme et à ses droits fondamentaux. Ce combat nous le poursuivons ensemble. Inlassablement.

En Français. En Européens. En femmes et hommes libres. »